Le loisir, pour le plaisir et plus encore

 Le loisir, pour le plaisir et plus encore

Dans une résidence pour retraités, on retrouve presque toujours une personne qui a pour mission d’animer le milieu de vie et de divertir les gens qui y habitent. Pour ce faire, elle bâtit une programmation de loisir comportant une variété d’activités permettant aux résidents de nouer et d’entretenir des amitiés, de stimuler leurs fonctions cognitives, d’entretenir leur condition physique et de vivre des expériences agréables et stimulantes. Au-delà du plaisir, les activités de loisir jouent un rôle préventif dans la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie des personnes vieillissantes.

Le loisir pourrait avoir encore plus d’impact en jouant un rôle stratégique dans l’organisation. C’est dans cette optique que j’ai conçu l’atelier « Jouer gagnant avec une approche intégrée du loisir ». Cet atelier propose aux gestionnaires d’adopter une approche globale, de manière à ce que la Direction des loisirs devienne une alliée stratégique du Marketing, de la Gestion des ressources humaines, de l’Aménagement des lieux et des Finances. Pour ce faire, je me suis inspirée de la  matrice proposée par Giovanni Schiuma dans The Value of Art for Business, un ouvrage qui guide ma pratique.

 

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Ce schéma a été conçu pour illustrer le pouvoir de la culture dans une organisation. J’ai pris la liberté de l’adapter à la dimension du loisir. L’impact du loisir varie sur deux axes : les humains et l’organisation. Sur l’axe horizontal, on retrouve les aînés vivant en résidence et le personnel travaillant dans les résidences. Sur l’axe vertical, l’Administration, le Marketing et les Finances.

Au minimum, le loisir permet d’animer une communauté et de divertir des individus. Si on croise le loisir à la gestion des ressources humaines, on pourrait par exemple offrir au personnel d’animer une activité de loisir auprès des aînés. Un cuisinier pourrait ainsi devenir maître de chorale alors qu’une réceptionniste pourrait pour monter une pièce de théâtre avec les résidents en agissant comme metteure en scène. Ce type de projet permettrait notamment d’appuyer la « marque employeur » et d’améliorer l’ambiance de travail. Des projets artistiques collaboratifs pourraient agir sur l’environnement. Imaginons la réalisation d’une murale dans le hall d’entrée de la résidence. En cohésion avec l’image de marque de l’entreprise, les résidents participeraient à la réalisation d’une oeuvre qui embellirait leur espace de vie tout en leur apportant des sentiments d’accomplissement et de fierté.

Pour conclure, c’est en décloisonnant l’organisation, en stimulant la collaboration et la cocréation, que les résidences pour retraités pourront maximiser leurs investissements en loisir et innover.

Andrée Pelletier

Présidente

Oeuvre réalisée par des résidents du Centre d’hébergement Saint-Jean-Eudes sous la supervision de Jean-François Gosselin, art-thérapeute. Au fil des ans, les corridors et les espaces communautaires se sont embellis de murales réalisées par des résidents.