Radiothéâtre, une passion à partager

Radiothéâtre, une passion à partager

Alaviva est entré dans ma vie, car j’ai un profond respect pour les générations qui m’ont précédée et parce que j’apprécie la richesse des moments partagés avec les retraités.

Formatrice agréée, artiste sociale et designer de programmes de mobilisation, j’utilise mes compétences pour transformer, avec des groupes, les obstacles en opportunités de réussite et pour augmenter significativement leur qualité de vie.

Le théâtre est pour moi un bel espace de vulnérabilité complice, un espace de jeu qui provoque une rencontre avec l’autre :

13h55. Le public rassemblé pour une représentation de radiothéâtre ne le sait pas encore. Il interprétera Amour Fondant, un texte radiophonique que j’ai spécialement écrit pour Alaviva. Et cet atelier est hautement interactif.

J’ai le trac. J’ai toujours le trac. Jusqu’à ce que ça commence. Et pan!

14h00. Je m’oublie. Absorbée par cette rencontre que j’amorce en disant :

  • Mesdames et messieurs, bienvenue dans les coulisses d’Amour fondant !

Ils sont surpris d’apprendre que le spectacle ne se fera pas sans eux. Je mets cartes sur table : on laisse la perfection aux autres. L’important c’est d’avoir du plaisir. Et surtout, peu importe ce qui arrive, le spectacle continue! Toujours.

Augustine et Félicien sont les personnages principaux. Des narrateurs se partagent la trame de l’histoire, accompagnés de bruiteurs. Ambiance urbaine et accents dramatiques sont assumés par tous les autres qui se sont crus bien malins de se placer dans la section du public.

Nous voilà tous plongés dans le feu de l’action. Acteurs et témoins complices de chacun des petits «oups». On jongle avec toutes ces délicieuses opportunités d’être ensemble… et on rigole. Oui. On rigole.

Aujourd’hui, la dame qui joue Augustine entame spontanément un air d’antan qui gagne toute l’assistance, comme « une traînée de tire d’érable sur la neige ». Tout le monde chante.

C’est un moment magique. Improvisé. Vrai et fragile. Tout simplement. Parce qu’il fallait être là. Et qu’on y était tous.

Pascale Gravel-Richard